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[ Acrostiche ]

Saltimbanques à la cours du coeur
Et proie du monde et de son peuple.
Narrant l’âme et l’esprit comme ils liraient recueil
Tentant de force de pousser l’évidence
Ils sont l’épine dans notre coeur
Matant la pierre qui le protège.
Ereintés, oppressés, malmenés,
Nous voudrions en être libre mais, paradoxe
Telle vie serait fade car d’évidence
Sans eux, nous ne sommes rien.

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Double sens de Faerasgar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 non transposé.

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“J’aurais tant aimé marcher librement, vivre de chasse et de pêche, d’air pur et de nature.
J’aurais tant aimé que ce soit l’aube qui éveille ma pensée, plutôt que l’horloge que trop d’années ont réglé.
Que ce soit le chant des oiseaux qui me tire de ma couche, plutôt que la routine de mon réveil. Vivre simplement, de ce que je peux trouver, et non voler et bafouer.
J’aurais aimé déambuler sans but, et m’allonger pour ne rien faire, la terre vibrant sous mes paumes. La rêverie pour seule compagne, j’en ai rêvé, je le jure.
Prendre mon temps, n’avoir d’heure que la nécessité. La faim, la soif, l’amour, la chaleur d’un feu, le contact d’un corps, c’est tout ce dont j’aurais eu besoin.
Je n’aspirais qu’à la simplicité et j’ai bien failli l’avoir.
Mais ce monde ne me l’a pas permis. Et il ne te le permettra pas mon garçon, alors plus que l’impression que tu donnes, soigne ta pensée, et nourris ton esprit.
Rêve toujours plus, mais sois lucide, prends ton temps, mais ne cède pas.
Sois fort, et laisse le vernis des gens glisser sur tes valeurs.
Profite de la vie, mon fils.
Profite.
Tu es, et c’est important car moi, je ne suis plus”

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La lettre d’un père. de Faerasgar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 non transposé.

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J’ai eu et j’aurais toujours maintes et maintes vies, une vie pour chaque personne que j’ai croisé, et même après ma mort, je n’aurai de cesse de vivre dans les yeux de ceux qui ont un jour croisé les miens.
Je suis si fatigué, je pense partir loin, très loin. Un jour, en te baladant, tu pourrais apercevoir mon reflet, mais ça ne serait qu’un reflet, une ombre du passé, car je partirai, mais je n’infligerai à personne l’intrigue d’un retour.
Laissant derrière moi ces souvenirs, j’en trainerai quelques bons, qui seront mon fardeau, les mauvais s’effaçant, comme une fresque érodée par le vent, le vent du temps, le vent de l’oubli.
Je deviendrai un fantôme, l’ombre traquée d’un non dit, noyant de quelques larmes les traits de personnes chéries.
Un nom, c’est ce qu’il restera, ruines d’un domaine aux miles rumeurs, murmure sur ton de confidence aux heures sombres de la nuit, il sera mélodie d’indifférence ou d’affliction. Il volera un temps, de souffle en souffle, de lèvres en lèvres, jusqu’à ce qu’elles se lassent, elles aussi, lui préférant la douce saveur du silence, maître de l’oubli.
Il reviendra, parfois, peut-être, hanter quelques songes, qui en oublieront le sens, remplacé par celui qu’un autre aura su graver.
Le lien s’effritera, mon ombre s’enivrera, ivre du futur, libre de ses chaînes, targuant mon âme de son plaisir, riant de charme comme de désir.
Mais toujours de l’âme elle guettera
La moindre trace de nostalgie
Sachant très bien que tôt ou tard
Elle pensera à l’air d’antan

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L’air d’antan de Faerasgar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 non transposé.

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Un centre d’abîmes, de mystères et d’occulte, noir des profondeurs de l’insondable, c’est un envoûtant puits de l’inconnu qui de face vous surprend.
Insondable, c’est lui qui vous perce, abîme contre abîme, le monde en sourdine; brillant de malice, luisant de factice, il vous berce d’une comptine de malaise, et c’est l’intensité d’une braise qui vous rougit le teint.
Puis, enlaçant cet aimant, l’arrondi d’une lumière vient vous flatter la vue, ravissant vos pupilles de son subtil éclat, qui sans même crier gare viendra sournoisement marquer votre esprit de son obsédant souvenir.
C’est d’ailleurs ce même arc qui gorgé de lumière, étreindra les coeurs en perdant son masque, repoussant les ténèbres de sa soudaine audace quand son ami soleil le comblera d’une caresse.
C’est un bagne de pureté que ces deux là savourent, dans une mer d’innocence, un bain ivoiré.
Digue circulaire, il est la quarantaine qui contraste, car son étendue criant “liberté” violente gentiment la prison de ses frères, qui liés, délient jusqu’aux langues les plus lourdes.
Indéniable bloc de beauté que ces trois là dégagent, de part l’irrésistible intrigue qu’ils suggèrent parfois quand un regard perdu leur oppose en miroir l’agréable spectacle d’une juste offrande, délivrant un instant de hâte sur l’autel d’un paisible.

En guise de final, c’est le calme d’une émotion qui vous assomme, quand un regard égaré affronte l’éclair aveugle d’une seconde.

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Just another look de Faerasgar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 non transposé.

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Nous vivons dans un monde trouble, un monde de mensonges, de vols et de coups bas, ou les hommes quêtent parfois dans la fange qu’ils ont créée, mirages d’eux même dans les cendres de leurs désillusions. Ce monde n’est qu’une jungle, un îlot de violences intermittentes, omniprésentes, une arène d’animaux marquant leur territoire, griffant, feulant, feintés.
C’est une fosse érodée de force effluves, bassesses relatives noyées dans un flot de soeurs, drapées d’ombre plus que de fierté. Et pour seuls mécènes à ce carnage, des bêtes du mal liées d’égoïsme plus que de talent, forgées de ruse plus que de sagesse.
Cloaque malsain, reflet d’âmes suintant la perfidie par les craquelures de leur vernis, masque composé et figé dans l’utilité pour mater l’expression jugée vile, sentiments bafoués et reniés, détrônés et occultés, lustrant le siège du paraître pour asseoir le siège de la duplicité.
Nous rampons, arrachant les derniers lambeaux de ce monde gâché, calcinant d’une ombre veule la vie qui gorgeait ces prairies, nous paissons naïvement, moutons des bergers s’aveuglant de leurs propres mensonges, s’affirmant par la force ou la lâcheté, n’ouvrant l’oeil que pour abattre les égarés.
Nous même bercés de nos illusions, nous accordons l’importance méritée de nos fantasmes médités, clouant dans l’ombre du placard nommé futur les fous dénouements de nos cauchemars prémonitoires.
C’est une terre-sangsue gorgée des rêves et des espoirs de chacun, rayonnant de fantasque et de fantasmes, privant sa charge de sa magie, évacuant son cadavre rongé par les seuls courants n’ayant porté les hommes, gageant l’arrivée de son prodige en première place dans l’océan.
L’air même est pestiféré, portant les cris des bêtes subjuguées, masquant l’ébat de la meute jugulée, ce vent obstrue les pores de l’épiderme chimique que des chefs de bande cyniques mettent au point dans une finance secrète.
C’est une vie flétrie dont je vous parle ici, d’un tableau noirci des erreurs des untels, cependant, c’est dans les ténèbres les plus obscures que la lumière parait la plus vive, et c’est ainsi que dans cet abîme incertain s’embrase la beauté quand l’union est de mise.

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