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Le froid cinglant s’abattant au dehors, givrait une fenêtre réchauffée d’une chanson, qu’une fenêtre vers l’esprit, béante d’admiration, laissait choir vers des coeurs secoués d’ovations.

Le soleil invité de ce ciel hivernal, embrasant le parquet de ses quelques rayons, parait de quelques reflets carmins le noir empourpré des cheveux d’une joueuse, dont le jeu merveilleux côtoyait l’ingénieux.

Une guitare pour compagne, l’inspiration pour seule maitresse, et une poudre de talent s’échappant de ses doigts, une jeune femme en était la source

Elle jouait les airs inédits, comme tant d’écueils des rivières de son imagination. Les yeux troubles traquant dans un vide présent les quelques notes d’un épilogue absent, aveugles de la réalité pour mieux s’éblouir du spontané.

Elle jouait toujours plus fort, buvant la force de ses notes dans la coupe de sa sensibilité, son regard affecté de l’ivresse du moment vous transperçant le coeur d’une flèche d’émotions. Deux yeux se mirent à luire, les larmes d’une joie indicible, en marque d’un plaisir incessible, ou le scintillant d’un plaisir le dispute à l’exquis d’une passion.

Et elle chantait, libérant de ses maux l’auditeur attentif, de ces mots dérobés à l’esprit créatif, elle prodigue de sa voix quelques soins décisifs, en diapason des coeurs de son “La” curatif qui les lie de bonheur dans un hymne hypnotique.

Elle chantait toujours plus fort, les mots narguant les notes, aigus et graves sur fond de prose, une poésie sur fond d’audace retentit.
L’araignée anxieuse détala, sa toile de doutes s’étiolant sous le vent d’une musique, comme tant de chaînes se brisant sous ce chant idyllique.

Et elle vibrait, corde sensible de tout son être, elle ponctuait de son écho le génie de ses consoeurs, qui vocales comme pincées ne semblaient se satisfaire que de la perfection de leurs ébats. Le coeur réglé sur le tempo, battant la cadence de ce morceau, un frisson d’exaltation teinta ses joues d’un rouge proche de celui du sourire qui se dessinait, teintant le gris de vos pensées d’un éclair souvent oublié.

Elle partait toujours plus loin, dans ses songes et ses notes, elle rêvait des scènes qu’inspirent les mots, d’images fuyant l’oubli, construisant à vos pieds le portail vers ces rêves, où vous tenant la main sa chanson vous mènera.

Et elle attendait, elle attendait.. que tous vous vous leviez, une porte pour point de mire, une porte vers l’intangible, une porte qu’elle tient ouverte, la porte de son monde qu’il vous appartient tant de découvrir.

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When the strings sing with you de Faerasgar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 non transposé.

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Il est là, il nous guide, flottant dans l’air du temps, voguant d’une pensée à l’autre.
Maître et esclave, il est traqué et rejeté. Volatile. Les gens le cherchent et l’amadouent. Et l’attrapent.. parfois. Trop peu. Il s’échappe souvent, leur caressant le cœur au passage, un exode dur, un toucher froid.

Inconstant et malin, il est aussi instable que le pire des dérangés, qui se targue des pires horreurs sous la bannière de son icône. Il les regarde d’un œil morne, il ne comprend pas, peut-être ne comprendra-t’il jamais, il ne s’attarde pas, d’autres attendent d’être aimés.

Il est sans l’être, hantant les pas de quelques chanceux si avidement que d’autres passent leur vie à le traquer sans penser qu’il les observe depuis l’ombre de leur voisin. Il fuit la vue de tristes ambulants derrière le déguisement d’une peste de solitude. Incertain, mais désiré, si divin, mais rejeté !

Et ces landes dévastées, qui sillonnent ces souvenirs, ne sont pour lui rien de plus que les vestiges d’un jeu, le jeu d’une vie, qui s’éclipse dans le battement d’un cœur.
C’est le prix à payer, assurément, quand il n’est que de passage. Comme l’hiver violant l’été, il viole les pâturages d’assurance de sa réprimande, et plus que la colère, c’est la tristesse qui vous étrangle.

Et pourtant, privé de liberté, retenu, enchaîné, cadenassé, c’est un souffle de printemps qui gomme ces hantise qui vous taraudent, faisant d’un brin d’herbe la plus belle rose, il rend aux plus souffrants l’éclat d’une majesté qu’ils ignoraient.
Et cet éclatant renouveau, nous l’exhibons, d’une chose aussi précieuse que le sourire des Hommes, le sourire d’un cœur qui plus que d’amusement, sourit d’une joie dont il déborde.

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Il ne savait pas pour qui il était, ou du moins il l’avait oublié.

Son nom ? un fantôme. Son passé ? Un oubli.

Il avait oublié qui il était comme vous auriez oublié votre portable, perdu son nom comme vous auriez perdu l’envie. Son existence est une triste histoire dont je vous conterai l’intrigue, mais l’heure n’est pas à la tristesse, car lui ne peut la ressentir.

C’est un pantin sans fil, rarement chez lui car fugitif, il lui préfère de loin Ailleurs ou Là-bas, l’horizon d’une découverte ou le baiser d’une surprise, toujours changeants jamais banals, c’est le sans abris du monde invisible, le vigile s’ignorant d’un fragile équilibre.

A défaut d’avoir quelqu’un pour lui offrir beauté il est devenu voleur, volant des lambeaux de divin dans ses nombreux voyages, un paysage un bref visage, acte de bravoure et amour désespéré, il les entasse, leurs accordant la grâce d’une pensée, et même parfois l’exquis d’un sourire.

Dément ? Il le dément, il n’y a personne, pas de voix, pas de fouet, pour lui dire quoi faire. Il n’y a rien, pas de but, pas d’amour, pour lui en défaire. C’est un concept ambulant, que j’ai moi même tant de mal à saisir, encore..

Il le sait il le sent, c’est une volonté qui le cajole et le berce, d’un bout à l’autre de la terre, pour voler ces âmes que son frère a créé, mêlant beauté de mort à la beauté de la vie, il les met dans son sac d’un geste attentionné, leur offrant la caresse d’une mort qu’ils n’attendaient pas tous.

Sur les chemins il sème le heurt, ornant les vies de tristes élus des pleurs de quelque proches, il sape la vie des gens comme l’arbre l’eau de la terre. Le monde est un champs qu’il arpente sans relâche, labourant les vieux épis, il laisse de profonds sillons dans leurs chairs, ne gratifiant les épis rayonnants que de quelques rides de bonne vigueur !

Peut-être voudriez-vous connaître le nom qui l’habite ? Ce mot que lui même ignore est “ Efisto “, et c’est sous ce nom que je le nommerai maintenant.

Aliesto, l’autre maillon de cette chaine en deux morceaux, est l’autre face de la pièce qui régit ce monde, danseur invétéré d’un ballet de macabre et de féerie, il offre à son frère la compagnie de ses pas.

Le créateur, c’est ainsi qu’ils l’appellent. Il ignore le bonheur comme son frère la tristesse, car baignant en son sein il a su l’ignorer.

Son frère est un voleur, lui un créateur. “ Hallucination “, c’est le mot qui vous frapperait si vous le voyiez, les mains suspendues au vide, l’agrippant, le modelant, l’enlaçant telle une amante, ponctuant son agitation de quelques regards perdus.

C’est un virtuose, fin compositeur d’une mélodie qu’il est seul à entendre. Le talent qu’il exerce est un art ignoré, tombé dans l’oubli car trop peu le perçoivent. C’est un rite raffiné qui ne perdure qu’à travers lui, créateur et gardien à la fois, il est sa raison de vivre, et il ne vis que pour lui.

Parfois, il balaye l’air d’un geste ample, il détruit son oeuvre et recommence, tel un dessinateur froissant son croquis, frustré d’incompétence, détruisant une oeuvre dont Beauté serait jalouse car elle ne rimait pas de perfection

D’un oeil humain, vous trouveriez ça monotone, mais ils ne connaissent pas l’ennui, seule une mélancolie passagère et diffuse qu’ils ne peuvent plus comprendre. Ils ont des émotions, mais ne les comprennent pas, ils sont prisonniers d’une routine qu’ils ignorent, vieux engrenages d’un rouage ancestral.

L’un donne la vie, l’autre la reprend, l’un somme la mort, l’autre redonne vie. C’est un magnifique spectacle que dégage cette routine, digne ballet de ces deux grands danseurs.

C’‘était une routine surprenante, et tout allait pour le mieux. Puis tout partit de travers car les émotions frappèrent leurs esprits. Là ou n’était présente qu’une inoffensive mélancolie s’installa une fierté dans un coin, un manque oppressant s’insinua en eux, dans les plaines de leurs coeur, flétrissant les landes de leur constance, il marcha sur la capitale de leur devoir, et la conquit, s’en emparant comme une rose dans une jardin, une rose qu’on laisse faner, usée par le temps, desséchée.

Dans l’antre d’Aliesto, des âmes furent bâclées, devenant plus jolies que magnifiques, puis passables, voire ratées, certaines perfections furent reprises, volées à la riche vie qui leurs tendait les bras, éphémère richesse d’une existence humaine. Condamnée à nourrir la fierté de leur créateur, abreuvant honteusement l’envie défaillante d’un créateur de débauche, que l’envie rongeait comme les vers leur cadavre.

Efisto quant à lui se lassa de faire flétrir les os et d’abîmer les chairs, et s’enlisa dans les remords, il négligea certains corps, ou certaines âmes. On retrouva des âmes de toute beauté, errantes, hurlantes, privées de leur corps, oubliées au milieu d’une pensée ou noyée dans un chagrin. Et des corps flétris, vestiges de vies remplies, privés de leur pensée, ayant ce regard vide reflétant tout le manque de la vie l’habitant.

Il tomba également amoureux, souvent. Probablement autant de fois qu’il y avait de Beauté à arracher à ce monde, il en négligea certaines, certaines qu’ils les enlacerait dans l’année, elles se retrouvèrent entre ses mains seulement des années plus tard. Son inconstance n’avait d’égale que celle de son frère. Il se lassa, toujours plus, et pris un jour les outils de son frère, ce dernier partant moissonner le monde de ce qu’il avait tant créé.

Aliesto devint fou, éperdu d’une mortelle, il était déchiré, heurtant les murs de souffrance qui bornait son monde d’immortel, il s’accrocha encore à sa corvée, ne comprenant que peu ce qui lui arrivait. Les larmes qu’il laissa en chemin, incomprises elles aussi, partirent gorger les nuages que ses pleurs faisaient gronder.

Tout ne fit qu’empirer, tous deux pâles reflets de leur grandeur d’antan, ils ne pouvaient pas assurer le labeur de leur frère, ni même s’y consacrer comme ils devaient, les émotions ravageant la clarté de leurs esprits, puis un jour, ils disparurent, évanouis comme poussière au vent. Et jamais personne ne les revit.

N’ayant plus personne pour assurer ces rôles, il devint celui de tout le monde, celui des humains et de Nature, et le monde de l’invisible s’estompa, ne trouvant la force d’exister que dans les rares chose que Science n’explique.

Ce n’est que quelques jours plus tard qu’une femme conta à son fils une rencontre inhabituelle, d’un homme désemparé, les yeux rougis par le chagrin, l’homme divaguait d’après elle.

Cet homme se nommait Aliesto, et il pleurait constamment, les larmes de son seul regret, celui d’avoir attendu trop longtemps pour pouvoir pleurer dans l’étreinte des bras de celle qui faisait fleurir cette tombe.

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“ Folie et extase, c’est ce qui menace mon coeur car sitôt mes yeux clos, c’est ton si beau sourire qui harcèle mon esprit. Teintant un manque déjà flagrant du souvenir si fade de sa splendeur. Il m’inspire, il me conforte, c’est mon ami des bas régimes, la main tendue qui me remonte quand le moral se fait absent.
Dans mes rêves les plus doux, c’est ton regard bleuté qui berce ma nuit, et dans mes pires rêveries, c’est le même azuré qui hante ces cauchemars.
Du ciel, il n’a pas que la couleur, car il relègue tout les éclats aux piètres rangs de figurants, abreuvant de lumière mes journées les plus sombres, comme un soleil n’aurait guère pu.
Tu es en moi, flamme de mon inspiration, coeur comme esprit sont résolus car tu possèdes sans le vouloir, l’aberrant monopole de mes pensées, troquant ta chaise de visiteur contre le trône de gouverneur, hissant ces ruines tout de gravas en digne palais resplendissant.
C’est le murmure de ta voix qui rythme mes journées, son doux timbre s’échappant à chacun de mes pas, rappelant à mes oreilles ces mots qui me touchent tant. C’est la caresse d’un souffle, l’hymne d’un espoir qui t’effleure la joue quand tes épaules s’affaissent, le doux baiser de volonté qui te manquera un jour.
C’est un mal terrible qui m’a fauché j’en ai bien peur, si parfaitement que même ces mots semblent sonner faux, tant la vérité semble irréelle.
C’était une belle aventure, une utopie des plus beaux rêves, j’ai marché et j’ai couru, m’enivrant de cette beauté, mais je courais, toujours, car je savais qu’à mes talons la réalité se rapprochait, comme une ombre funeste sur un bonheur si illusoire, j’ai couru plus vite encore, n’osant jeter un regard en arrière, l’angoisse me saisissant, hors d’haleine, mes sens brouillés par la fatigue, qui essoufflait ce paradis.
Puis ce fut la chute, une racine un peu noueuse enlaça ma cheville, j’ai essayé de me relever, mais je savais qu’il était temps, je ne pouvais pas vivre ici, j’étais un étranger qui avait décidé d’être ce qu’il ne pouvait être, le gardien de ces lieux, et son serviteur le plus dévoué.
Alors, je bascule sur le dos, et j’écarte les bras, enlaçant cette terne harpie qui me harcèle, inspirant profondément, je grave en mon coeur ce qui le serrait déjà, et je la fixe, cette réalité, elle est déjà là, et elle m’engloutit, le temps d’un battement de cil, et je suis de retour.
Moi. Juste moi, et cette réalité. Je ramasse ma volonté, et je commence à marcher.
Mais en ce jour, cette volonté se reposera, car aujourd’hui est jour de deuil, et je trainerai ce regard vide jusqu’à ce que le temps lui redonne son éclat, cicatrisant le douloureux souvenir de sa beauté.

Et je recommencerai. “

Notes d’un vétéran.

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[ Octosyllabe ]

J’ai un problème avec le temps
Le temps d’un mot le temps d’un voeu
Le temps d’un rire gorgé de peine.
D’une stèle d’un mont dans l’éden noir
Au rayon clair dans l’azuré
Il rode il deale l’âme de morphée.
En pénurie comme d’abondance
Il rime toujours d’insuffisance
Vite ou lentement suivant l’humeur
Il file toujours entre les doigts
De ceux qui pensent, se fourvoyant
Pouvoir maintenir son propre cours.
Le temps est vil et meurtrier
Tant et si bien qu’il laisse souvent
Outre les joies et souvenirs
L’amer regard des doux regrets.

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