[ Vers libre ]
Je viens de loin, tu sais
De ce monde et d’ailleurs
Trainant des pieds, parfois
La tête haute, souvent.
J’ai pensé à toi, tu sais
En ce monde et ailleurs
Tu étais là, tu sais
Dans ma tête et ailleurs
Tant d’années d’errance fades de ton absence
Cent ans d’exil mus d’espérance
J’aurais tant espéré, tant espéré
Que mon dernier souffle ne s’éteigne si loin de ta vue
La mort m’a eu, tu vois
Elle m’a traqué, depuis
Dans mon exil, toujours
Et je la vois, maintenant
Je les chéris, de fait
Les mots perdus d’antan
Qu’à l’aube de mon départ
J’ai tant regretté d’avoir tût
Tant d’années d’errance fades de ton absence
Cent ans d’exil mus d’espérance
J’aurais tant espéré, tant espéré
Que mon dernier souffle ne s’éteigne si loin de tes lèvres
Je t’aurais suivie, si loin
Tout mon courage, si vain
Et ce regard, brillant
Vient de s’éteindre, vaillant
Tu auras vu, je crois
Ces mot qu’ils criaient
Ces yeux défunts, maintenant
Ces tombes muettes, scellées d’une rosée
Tant d’années d’errance fades de ton absence
Cent ans d’exil mus d’espérance
J’aurais tant espéré, ce fameux souffle
Qu’un bourreau de baiser soit bien son geôlier

L’écho d’un regret de Faerasgar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 non transposé.