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I’m a lonesome dreamer
walking on the edge of my hopes
from my dreams to the roads
one deep breath from the facts
I held myself in a darkened room
to make soul roam through a land of blooms

Travel the world from day to night
Sing loud the words it brought to light
Stare the skyline out of fear
Let freedom’s wind carry your tears

And I’ve run over the world
I led myself to seven seas
where the sunset kisses the sea
where the sunrise’s ripping your shames

Out of your heart, out of your world
beating the joy inside your veins
It keep pulsing inside my head
this whole beauty I could not stand
If I stole it from the world’s face.

Travel the world from day to night
Sing loud the words it brought to light
Stare the skyline out of fear
Let freedom’s wind carry your tears

And I pull the strings to fade out
Preventing me from fade away
I can’t stop rub those old cold lines
As they fondle my self that hides

All i can see is a beam of feelings
Piercing my heart from side to side
Giving a salve to my lost trust
I blur the truth in what just seems
To force my eyes watch one’s greatness

Travel the world from day to night
Sing loud the words it brought to light
Stare the skyline out of fear
Let freedom’s wind carry your tears

Waking up in a dream
I fall asleep to the reality
giving my faith to fantasy
I ain’t reverse this burning steam

Can’t stop to track this stranger wind
Over my face on every trip
This savior breeze that slips away
When human claws try to hold it
Taunting the hate that consumes us

Travel the world from day to night
Sing loud the words it brought to light
Stare the skyline out of fear
Let freedom’s wind carry your tears

And I threw my mind
Across oneiric moors
looking for a never mind
in this endless care

And I sang this song made of voice and springs
To testify my love to the earth treasures
And bring some leased comfort to your heart listening
As I end this song with my heart opened
Let me see your smiles as I bless your souls

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Looking for a nevermind in this endless care de Faerasgar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d'Utilisation Commerciale – Pas de Modification 4.0 International.

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Elkior, c’était pas un dur. C’était le dur. Pas de ceux qui trainent dans la rue, qui travestissent leur candeur derrière des mots dont leur pensée n’atteint pas la portée.
Non. Elkior avait tout fait, tout vécu, et survécu. Et maintenant, il savourait une vie léthargique bien méritée, le mauvais diable. Enlèvement, chute libre, balles, venin, lames, tabourets, pinces à linge. Il avait croisé la mort maintes fois et de bien des façons, tapies au fond d’un verre, comme toutes griffes dehors au bord d’un gouffre.
Il avait eu peur, très peur même. Enfin, il le croyait.
Un carreau cassé au 18 d’une rue paumée. Une vieille s’affole et passe l’appel fatidique, celui qui force les fesses du bon flic à quitter café et douce quiétude de la bicoque de garde.
“ Jetez un oeil “, qu’ils ont dit. Le classique.
Le “18”, c’était pas l’écriteau cramé qui l’aurait clamé en tout cas. Foutu travail, plus que 2 ans et on troque le flingue pour une bouteille vissée à la main. Peu reluisant, mais c’était son plan, l’ultime bise à son amie de toujours.
Lampes brisées, herbes à la hanche, on y voyait aussi bien que dans l’arrière de la plaignante. Mais c’était le boulot, fallait y aller.
Frein à main; clefs; lampe torche; sarcasme; Tout y est, on peut y aller.
En y repensant, c’était pourtant bien parti. Belle gueule, le menton haut. Il avait de l’aplomb le gaillard. C’était pourtant bien parti oui, bien parti… et pourtant. Une sournoise malveillance semblait imprégner chaque morceau de bois pourri, chaque coin d’ombre de cette demeure que le monde lui même semblait rejeter.
Elkior avançait d’un pas prudent, mais assuré. Il longea d’abord le mur vernis, dont la peinture autrefois lisse et nacrée s’écaillait largement, laissant paraitre les longues balafres de la vérité rongée de termites qui se tapissait derrière, l’ensemble évoquant une vieille peau fripée l’ayant cédé aux gerçures.
Elkior jeta un regard par la fenêtre, et face à l’absolue noirceur des lieux, se décida à y faire pénétrer le faisceau de sa lampe torche.
Rien. A l’évidence, les seuls résidents des lieux – hors acariens – devaient être ces grains de poussière que le vent charriait dans la lumière.
Ce dernier se mit d’ailleurs lentement à siffloter, agitant d’abord quelques mèches brunes du caïd. Puis le sifflement enfla, devint murmure, avertissement, puis démence. Une bourrasque surprit Elkior. Perdant l’équilibre, il trébucha en arrière, fit une roulade puis se redressa sur les genoux, avant qu’une autre bourrasque aux manières humaines ne le redresse et ne le plaque contre la porte. Une 3e consoeur vint alors le percuter, plus violente que toutes les autres et, lors que son propre corps faisait voler la porte en mille morceaux, Elkior fut terrifié de voir l’air se fendre d’un sourire. Un sourire narquois. Un sourire enjoué.
Le flic cligne des yeux. Nulle trace de vent, de bris de bois, ou même d’apparition fantasque et éthérée. Juste cette vieille maison. Et la porte, là, intacte, dressée comme un défi à quelques centimètres à peine du nez du parvenu. La main d’Elkior est sur la poignée. Sursaut. Retrait. Suée. Hésitation. Notre homme secoue la tête, et se saisit de la poignée.
Ca avait commencé par un grincement. Le bois pourri de la porte grinçant plus que glissant sur ses gonds. Puis la porte était tombée, arrachant un sursaut à Elkior. Un soupir. Derrière ! Rien. Une fine pellicule de sueur couvrait désormais le front du visiteur. Car visiteur il l’était, ça oui, sinon même invité, si tant est qu’il le sache. Mais Elkior n’en savait rien, et le doute s’instilla doucement en lui.
Le température avait chuté drastiquement.Tremblement, claquement de dents, Elkior expirait désormais plus de fumée que n’en aurait produit une cigarette. On était pourtant en été, en Floride. Pourquoi diable ferait-il froid ? On était en été, bordel !
Un mouvement à gauche! Un chat. Elkior crût alors entendre un soupir dans son dos. Tandis qu’il se retourne, une voix susurre à son oreille. Distante, glaciale, incompréhensible. Nouveau sursaut. Deux pas en arrière. Un mur. Que ? Un mur ? Et la porte ?
Il fait sombre. Elkior cherche à tâtons sa lampe torche et en fait jaillir la lumière salvatrice. Qui s’éteint. Putain ! Il veut lancer l’objet de sa colère, mais sa main est vide. Vide ? Il se retourne. Le chat est toujours là, mais ses yeux sont désormais vitreux, il ne semble pas vraiment le regarder, et pour cause, il exsude la mort par tous les pores, ses membres inférieurs baignant dans la marre de ses entrailles prenant l’air.
Un ricanement strident dans la pièce d’à côté. Elkior s’affaisse contre le buffet, mais glisse sur quelque chose, sa tête heurte le bois rongé qui se brise dans sa chute. Moment d’égarement, sa vision s’adapte. Une femme le toise à quelques mètres. Immobile, la tête inclinée sur le côté, elle semble l’évaluer, elle, si pâle qu’elle en parait éthérée.
Panique.
“C’est un cauchemar Elkior, pince toi, Elkior réveille toi mon gars putain! “
Il rouvre les yeux. Plus rien. Une main l’agrippe par le col de sa chemise. La force colossale de la femme le soulève et le projette contre le mur avant de disparaître à l’angle le plus proche. Elkior supplie. Sa dignité perdue s’écoule le long de ses jambes. Ses jambes flanchent et il s’écroule à nouveau, le coude encaisse et se brise. Un cri. Déchirant. De peur plus que de douleur.
Puis le silence. Plus rien. Non. Non non non, pas “rien”. Un fourmillement se fait sentir. Elkior ressent comme une démangeaison le long de ses jambes. Il baisse les yeux sur le spectacle macabre qui s’y déroule. Asticots, vers, termites, sangsues, Ils émergent du plancher et se dandinent à ses pieds, et sur ses jambes il progressent, inexorablement. Nouveau cri, Elkior tente de se hisser en haut des marches qui s’offrent à lui. Nouveau cri : mauvais bras. La peur lui offre des ailes que seul son bras gauche décide d’utiliser, pour gravir une à une ces marches qui semblent n’en jamais finir.
12. 13. 14. 2e étage. Hein ? 2e étage ? Mais il n’y avait pas d’escalier en arrivant. Elkior regarde derrière lui, mais il n’y a pas d’escalier. Ni d’insectes ignobles rampant le long de ses cannes. Seule la douleur cuisante de son bras semble le rappeler à cet horrible cauchemar.
La pâle lueur de la lune filtre par une unique fenêtre au centre de l’immense pièce occupant l’étage. Une lueur diffuse qui laisse place aux ténèbres au fond de cette dernière. La lueur faiblit. Non, s’amincit. Le faisceau diminue, encore, encore et encore, l’ombre approche, et se rapproche. Lentement, sadiquement, comme un chat jouant d’une souris. Un râle sourd se fait entendre, suivit d’un rire étouffé. Il y avait là quelqu’un… quelque chose… La peur était là. Tapie. Elle occultait tout. Douleur, joie, questions, et la peur elle même, telle qu’on la définit, ne laissant place qu’au vide. L’essence même de la terreur.
Un mètre. Quatre pas. Trois. Deux. Elkior se jette par la fenêtre – une fenêtre ?. Geste irréfléchi, mû par la peur. La peur ? Non. La terreur. C’est de terreur que nous parlons. Elle était toujours là, sur ses talons, tandis qu’il dégringolait sur le toit d’une véranda. Il heurte le sol et se retrouve derrière la maison. Herbes hautes, pénombre. Il rampe avec l’énergie du désespoir. Derrière lui, une curieuse brume dévale la façade arrière, bondissant par volute pour chuter à nouveau, comme des bras sans vie tentant d’agripper le vide, pour s’évanouir aussitôt. L’immense volute progresse, tanguant à gauche, à droite, rampant, volant, coulant le long des tuiles pour finir par s’effondrer au sol, et reprendre aussitôt sa course vers son but. Ce petit tas de chair narquois se trainant juste devant.
Lampadaire au loin. Ecriteau calciné. Vieille voiture. La voiture ! La voiture ! Elkior rampe. A genoux. Debout. Il commence à courir, trébuche, se relève. L’antre brisée par laquelle il était sorti ne reflétait désormais plus aucune lumière. L’ombre gagna le bois clair, puis grandit, s’agrandit encore. La maison entière devint noire. La lune faiblit, mince luciole dans une mer de ténèbres, assistant à l’énième chute du poursuivi. Les yeux écarquillés, Elkior ne pouvait plus penser. L’esprit tétanisé, le corps se trainant à grand peine vers le véhicule, le teint plus pâle que l’astre disparu.
L’ombre gagna les herbes hautes, qui perdirent toute once de couleur, puis qui se mirent à s’agiter, de gauche à droite, puis de droite à gauche, toujours plus vite, toujours plus loin, toujours plus près du véhicule.
Elkior heurta quelque chose. Du métal. La porte. Elle était là. Il pouvait essayer d’y introduire la clef. Mais il ne pensait plus. Il ne voyait plus rien. L’obscurité était partout, il était appuyé contre une voiture qu’il ne voyait pas, la pupille dilatée à en rompre, les traits tendus à l’extrême. Il attendait.
Silence absolu.
Toujours le silence.
Encore le silence.
Puis une caresse, glacée, le long de sa nuque. Et une seconde, tout contre sa joue, comme si la froide main de la mort elle même lui effleurait la peau. Et enfin, un murmure. Si froid que le corps d’Elkior cessa tout à fait de fonctionner.
C’était la fin, et Elkior ne s’en rendait même pas compte. Alors qu’il oscillait entre la vie et la mort, une faible lueur apparût au loin, très loin dans l’horizon. Une flamme. Comme celle d’une bougie. Seul ton de chaleur sur un tableau aux teintes si délavées, elle oscillait tout autant qu’Elkior, au rythme des battements de son coeur. Tantôt de la taille d’un pouce, elle disparaissait parfois brièvement, pour renaitre aussitôt, comme hésitante, ne sachant que lire dans les yeux vides qui la dévisageait.
Les caresses étaient multiples à présent, incessantes, insistantes, et glacées, froides, Ô combien froides. Le murmure s’intensifia, lancinant, et une voix qui semblait hésiter retentit alors dans tout son être.
“ Que sais-tu.. de la peur ? “.
La flamme s’éteignit.

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Elkior’s nightmare de Faerasgar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d'Utilisation Commerciale – Pas de Modification 4.0 International.

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[ Vers libre ]

Des larmes de vent
Essence de l’encrier
Et cet esprit dément
Ce compagnon, si dévoué
Pour en sécher le lit
Qui comme d’un maléfice
Ne semble jamais tari
Que dans un artifice
Chaque lettre ainsi posée
Incarne ces mots muets
Que seule cette bonne morphée
Peut se targuer d’avoir capté

Et la plume virevolte
En esclave désinvolte,
D’un maitre de despote
Aveuglé d’idées sottes

Et une heure arrivera
Ou l’idée noire fuira
Ne laissant en sillage
Qu’un somptueux rivage

Ci gisent ces larmes, je les sens, elles glissent en sourdine
Sur ma peau, mes joues, mon coeur, torrent invisible
Le temps, cet excentrique, trouve cela si risible
Il jacasse sans cesse, répète qu’elles sont divines
Car tout acharnées qu’elles le sont, me peignant de livide
Elles entassent également cette peine dans le plis d’une ride

Je t’ai tenue la main
Enserrée de mes bras
Folies sans lendemain
Et nos rires en éclats

Un baiser, une caresse
Ce soupir d’allégresse
Eclipsé désormais
A jamais réclamé.

Ou étaient-ils ces lâches, mes mots
Si bienveillants, bourreaux de maux
Je les avais bien là, gardiens de dégâts
Au bout de ma langue, au fond de mes yeux
Ils y étaient encore, toujours cramponnés là
Mais de ce coeur exsangue, ne sortirent que des voeux.

Et mon heure arrivée
Ces souvenirs aiguisés
Amèneront ton parfum
Sur la tombe du défunt

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Old boy, mais qu’es-tu donc devenu ?

Qui sait quelles histoires se cachent dans le défilé de leurs rides ? L’épiderme aride, les jointures si rigides… L’ont-ils été autant ? Ont-ils foulé telle terre ?

Ils ont l’oeil vif, le corps pesant, le pour et contre pesés si vite. Un esprit vaillant mais leur fierté, rongée à vif. Au creux d’une ombre, leurs yeux vous crient sagesse et se tiennent coi dans la raison, ils vous percent, ils vous brûlent, tisons ardents dans la pénombre.

Old joy, mais qui t’as donc vendu ?

Leurs mains calleuses usées du vent, tâchées du temps, se posent parfois sur votre épaule, et en fermant les yeux vous pouvez le sentir, le soleil qui tanna leur peau, le sommeil qui manqua de trop, et cette sueur qui perlait du front. Lors que chaque montagne qui semble se dresser devant vous s’effrite dans la poigne de leur passé.

Old life, pourquoi t’es-tu donc tue ?

Ces mains si frêles se tendent vers nous pour nous offrir, ou quémander. Dix mains unies pour nous relever le menton qui ne parviennent pourtant pas à nous faire lâcher cette pièce qui semble si lourde, lestée du poids de notre arrogance, l’estime si haute qu’elle ne voit pas que leurs doigts prennent tant l’averse. Des doigts qui n’auraient même plus la force de tenir le poids de notre fierté.

Ces petites choses sur nos épaules qui semblent être monde à nos oreilles, et qui glissent, tombent, pour qu’encore cette poigne fébrile vienne nous les rendre. Nous le rendre, notre fardeau.

Old code, nous avez vous donc vu ?

Alors vous levez les yeux, des yeux plissés d’humeur, lueur sauvage en guise de mots. Après tout, vous n’en voulez pas! Vous n’en voulez plus! Qu’ils restent à terre, tous ces soucis, ils y sont bien, ils souillent le sol de plus de maux!

Et pour toute réponse, le silence d’un regard emprunt d’humilité qui vous murmure tout de même:

“ J’ai porté le soleil et la lune de ta vie sur mes épaules mon ami.

Porte donc ceci pour les autres.

Porte donc ceci pour toi. “

Old boy, good joy, ainsi t’es-tu vêtue.

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Je me souviens, comme on a ri. Souvenez vous, cette euphorie. Tu te souviens, cette mélodie ?

On est comme ça.

On veut du son qui nous écrase, des mélodies qui nous remontent. On veut du riff, des basses, du décibel. On veut du spectacle. Sauter, crier, danser, chanter plus fort que la musique. Grandiose musique en guise de socle, on veut que ses notes dévoilent le ciel, et le septième pour toutes ces fois.

On veut rêver aussi, voir des visages tout souriants, des yeux qui pleurent chez les râleurs, des bras qui se lèvent à l’unisson, les masques fêlés par tant de bonheur. On veut la joie en toutes les places, la discussion dans chaque regard et du plaisir dans chaque parole.

On est comme ça.

On veut vibrer vous savez. De l’émotion à en mourir. De l’énergie à tout moment. Par pitié, donnez en plus. On en veut plus. Du tout nouveau et du classique, que tous les genres se tiennent la chique. Du mélange que diable, et que le diable fasse les mélanges !

On veut pas de race, d’origine ou de classe sociale. On veut cette classe pour origine, et pour toute race l’unique qu’on voit; celle qui palpite à nos oreilles, celle qui t’invite dans ton sommeil. On en rigole de vos convenances, vos rites et codes qui vous enchainent, à votre chaise et votre télé. Nous on s’aime, on se déchaine, c’est ça notre code, et le seul rite, c’est le partage. Celui du son, de la musique, celui de l’oubli quand elle commence, et de ce manque quand elle s’arrête.

On est comme ça.

La musique, on veut la vivre, la sentir, palpable. On veut l’escalader pour mieux y plonger, surfer sur la tempête de ses variations. On veut pas juste l’entendre non, on veut qu’elle nous entende ! On veut pas juste un courant d’air non, on veut qu’elle nous éteigne. A grands coups de gifles si il le faut, une pour chaque note si elle le vaut !

On l’aime la musique. On veut qu’elle nous transperce, mourir par elle, celle d’une guitare, celle d’une platine, par une voix, juste l’instrument qui nous renverse. C’est son frisson que l’on recherche, le long de l’échine, vous comprenez ? On veut l’instant, et le moment. On veut sentir, et ressentir. Ces notes sous notre peau, primant en sourdine sur la trame de notre âme, impriment d’une larme cet orchestre qu’elles expriment.

On est comme ça.

On veut aller plus vite que la musique. La rattraper, et l’enlacer, qu’elle nous dépasse, et l’entendement ! Puis l’asphyxie. Ce beau refrain qui coupe le souffle, que la musique nous laisse sans mots, cent mots en tête pour tout refrain, qu’un souffle occis confesse en fin. Sans mots disais-je, ni même de jambes, à peine de bras, tout juste cette tête qu’elle fait tourner.

Vous êtes comme ça.

Elle est partout, cette mélodie. Dans les arbres là haut, ou les oiseaux se chamaillent. Dans ces casseroles que le vent cageole. Elle est là, dans le bruissement des feuilles, dans le sifflement de leur bourreau.

Elle est aussi là. En vous, cette musique. Dans votre coeur qui bat, le bruit de vos pas. Dans votre souffle qui part, le bruit de vos retards.

Ecoutez donc, cette musique là.

Ecoutez vous, chantant déjà.

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